La création des chantiers de la jeunesse française (C.J.F.)

Aux termes de la convention d'armistice franco-allemande, le service militaire est supprimé. En remplacement, le général Weygand, alors Ministre de la Défense et artisan de la Révolution Nationale pétainiste, fait créer par un décret du 31 juillet 1940 les Chantiers de la Jeunesse Française.

Leur direction est confiée au général (démobilisé) de la Porte du Theil. Très hiérarchisés, les groupes composants les chantiers de jeunesse sont des rouages de la propagande pétainistes, exaltent les valeurs vichystes d'ordre, de travail, de communion avec la nature et de culte du chef.

Ils sont exclusivement situés en zone non-occupée, y compris l'Afrique Française du

L'organisation des chantiers de la jeunesse

Les chantiers de jeunesse sont répartis dans la zone non occupée (y compris l'Afrique du Nord). Leur direction, le Commissariat Général des Chantiers de Jeunesse, est installé à Châtel-Guyon dans le Puy-de-Dôme.

Les chantiers sont hierarchisés en groupe et en groupements. Les groupements suivants ont fonctionné en métropole :

groupement
nom groupement
nom groupement
nom
1 Maréchal Pétain 17 Mistral 33 Le Ventoux
2 Jehan de Vienne 18 Chevalier d'Assas 34 Sully
3 Bournazel 19 Dixmude 35 De la Montagne Noire
4 Vauban 20 Turenne 36 Montcalm
5 Lyautey 21 Gallieni 37 Bayard
6 De Gevaudan 22 La Tour d'Auvergne 38 Jean Mermoz
7 Le fier 23 Malgré 39 De Foucauld
8 La Relève 24 Le Pourquoi pas ? 40 Les Arvernes
9 Le roc 25 Roland 41
10 La Grande Chartreuse 26 Le Camp des maréchaux 42 la Marne
11 Vercors 27 Mangin 43 Sidi-Brahim
12 Belledonne 28 Péguy 44 Jeanne d'Arc
13 Bonaparte 29 Bugeaud 45 Saumur
14 Du Guesclin 30 Foch 46 Suffren
15 Esterel 31 Guynemer 47 Pol Lapeyre
16 Forêt du Rouet 32 Jacque Cœur

Des chantiers ont également été créés en Afrique du Nord :

groupement
nom basé à
101 Weygand Camp Boulhaut (Maroc)
102 Dunkerque Tlemcen (Algérie)
103 Isly Cherchell (Algérie)
104 Lamoricière Djidjelli ( Algérie)
105 Saint-Louis Tabarka (Tunisie)
106 Franchet d'Esperey Bizerte puis Sbeïtla (Tunisie)

source : wikipedia




 
 
Lettre envoyée le 16 décembre 1940 de Castillon-en-Cousserans en Ariège par un jeune du Groupement n° 28 Péguy, avec cachet du vaguemestre. Elle est écrite de la commune de Galey.
 
 
     
 
Carte postale interzones envoyée le 22 octobre 1940 de Merindol (Vaucluse) par un jeune du Groupement n° 13 Bonaparte, groupe 10 avec cachet de vaguemestre
 
 
     
 
Carte postale interzones envoyée le 6 novembre 1940 de Saint-Maurice-sur-Eygues (Drôme) par un jeune du Groupement n° 33 Ventoux, groupe 2, équipe F avec cachet de vaguemestre
 
 
 
 
Carte postale envoyée le 2 avril 1941 de Meyrueis (Lozère) par un jeune du Groupement n° 19 Dixmude avec cachet de vaguemestre
 
 
     
 
Lettre envoyée le 18 novembre 1940 par un marin du croiseur Suffren interné à Alexandrie, à destination d'un jeune du groupement n°1 Maréchal Pétain à Saint-Bonnet-Tronçais dans l'Allier.
 
 
     
 
Lettre envoyée le 19 octobre 1942 par un jeune du groupement n°16 Forêt du Rouet au Muy dans le Var.

Jeunesse et Montagne

Créé en août 1940 par L'armée de l'Air, le mouvement Jeunesse et Montagne est à l'origine indépendant des C.J.F. Il leurs sera toutefois rattachés en mars 1943 par Pierre Laval.

Les groupements suivants ont fonctionné :

  • Haute-Savoie à Saint-Pierre-de-Rumilly (Haute-Savoie)
  • Savoie à Challes-les-Eaux (Savoie)
  • Dauphiné à Saint-Bonnet-en-Champsaur (Hautes-Alpes)
  • Vignemale à Argelès-Gazost (Hautes-Pyrénées)
  • Comminges à Luchon (Haute-Garonne)

    Les deux groupements Pyrénéens sont dissous en mars 1943 sur ordre des autorités allemandes, celles-ci les soupçonnant de favoriser les évasions vers l'Espagne.

    source : wikipedia et jeunesse-et-montagne.org

    Les chantiers de la Marine

    Les chantiers de la Jeunesse et le S.T.O.

    Environ 16 000 jeunes ont été envoyés travailler en Allemagne au titre du S.T.O.

     
     
         
     
    Carte envoyée le 9 février 1944 par un jeune des C.J.F. affecté au S.T.O. à l'usine Flugmotoren Ostmark Werke à Wiener_Neudorf (à proximité de Vienne). La carte est oblitérée à Francfort où elle a été contrôlée par l'ABP Francfort, ce qui indique que le courrier était envoyé directement par l'employeur allemand au centre de contrôle postal.